Avatar chic

Le terme fin est un des mots que je hais le plus dans la langue française.

Une récente rencontre m’a particulièrement fait prendre conscience de cela. Appellons-la Emma. Cette fameuse Emma, jeune demoiselle aussi insouciante qu’attirante, m’a donc amené à réfléchir sur ces barrières inconscientes que nous avons.

N’est-il pas plus terrible que de vivre des moments sans en profiter pleinement? L’insécurité actuelle amène à cela, à penser avant d’agir, à analyser avant de sourire, à finir avant de commencer.

Une discussion d’incompris s’en suivi, entre une personne blessée et un amoureux de la vie. Mais ma surprise fut double tant cette personne regorge d’intelligence et d’une capacité sans précédent à me comprendre, à m’apaiser depuis le peu que l’on se côtoie. 

Il est de ces rencontres qui arrivent à remettre en cause une vie entière. Emma m’agace, Emma m’énerve mais Emma reste la personne avec qui j’aime être. Je ne saurais dire les raisons précises qui me poussent à lui dire trop souvent oui, à l’écouter, à la comprendre, à la voir, la revoir, la re-revoir, à me confier mais je ne puis trouver un terme décrivant cette emprise qu’elle a sur moi.

J’espère de tout coeur qu’elle ne se rappellera pas de l’existence de mon pense-papiers puisque affirmer ces mots face à elle me serait impossible. J’aime l’existence de notre relation bien que connaissant la fin et peut-être est-ce la raison pour laquelle je me laisse emporter par sa peau dorée et sa voix suave et grave…

1 week ago

Florilège de coups de coeur.

L’élégance par Carlo Alberto Pregnolato.

L’élégance par Carlo Alberto Pregnolato.

1 week ago

A défaut de narrer les beautés de ce monde, je me suis décidé à écrire ce message de façon bien plus personnelle.

Nous sommes les 01 Novembre et le moral reste flanqué dans les chaussettes. Moi, d’ordinaire enjoué, dynamique, souriant, je me perds à petit feu dans ce que les médias appelleront le syndrome de la dépression automnale.

Entre crise identitaire, recherche vaine, dérèglement de la météo, je perds de ce sourire, de mon teint, de ma personne. J’ai l’impression fort dérangeante d’être spectateur de ma propre personne sans ne pouvoir rien y faire. Les vitamines trépassent au même titre que mes plaisirs habituels.

Et si cet état venait à déterminer une volonté de changement à l’heure des grandes décisions?! Sans doute ces lignes s’emportent-elles mais le fond de vérité se cache ici.

Le changement m’obsède, une lassitude quotidienne me traverse, une bouffée de rencontres me titillent, je crois que c’est l’heure…

6 months ago

Comptines d’un été sous le soleil.

Il est de ces plaisirs qui ne sont réels que par leur côté éphémère. Par diverses mésaventures, je me suis retrouvé seul dans une ville qui m’est bien inconnue. Je ne saurais dire si ce fut un excès de solitude, un besoin de regards, une envie quelconque mais un désir de compagnie m’obsessa.

Je ne pourrais vous compter les nombreuses qualités de cette demoiselle d’une soirée mais l’évidence me frappa. Je la magnifiais toute une nuit durant sachant bien que ce réveil sera le seul à ses côtés. L’éphémère ne rendrait-il pas excitant, séduisant un moment, une personne, une situation? Ma réponse tend au positif tant cette douce soirée s’éloigna de toutes mes histoires passées me laissant petit à petit m’emporter et divaguer derrière son charme inconnu. Tout m’était inconnu hier soir: du vin bu, des rues empruntées, de mon logement, de cette demoiselle, de ces visuels et sons. 

Sans comprendre encore pourquoi et songeant encore sous ma couette blanche, je me mets à penser que l’éphémère donne du plaisir, rend beau, attire et rassure. Je ne reviendrais que peu dans cette ville, je ne la recroiserais sans doute jamais mais cette soirée m’a sublimé. Je fus léger, moi-même entre sourires totalement personnels, pudeur perdue, dévoilement de ma personne, discussion sans fin… 

“Le bonheur, c’est la permanence de l’éphémère”, je peux donc clamer que je fus heureux d’être cette nuit-là.

1 year ago